Le Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies vient de rendre publiques des constatations mettant en évidence les défaillances de l’État français dans la protection des mineurs migrants non accompagnés. Ce n’est tristement pas la première fois. Et cet état de fait est à la source d’une des missions de la fédération Etorkinekin Diakité, qui agit pour pallier ces manquements. C’est pourquoi elle recherche sans relâche des hébergeurs permettant aux jeunes de ne pas se retrouver à la rue le temps de leur recours. C’est une expérience de vie forte de tendre la main à ces jeunes.
De précédentes constatations avaient déjà fait l’objet de l’émission d’un avis du Comité de l’ONU en 2023, 2024 et 2025 afin d’engager la France à prendre des mesures ramenant au respect de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Il est regrettable que le Conseil d’État français choisisse de ne pas accorder de valeur à ces avis, comme édicté dans sa décision du 1er juillet 2025, car cela a pour effet, entre autres défectuosités, de laisser de multiples mineurs à la rue dans l’attente et l’espoir de pouvoir accéder à leurs droits. À ce sujet, nous vous invitons à lire les synthèses réalisées par le site Défenseur des Droits ou encore par celui de Gisti. La Cimade a également édité un guide « Protéger les enfants et leurs droits » qui éclaire objectivement sur ce sujet.
Cette nouvelle condamnation de la France met en exergue son choix d’une constance à ne pas répondre à ses engagements et, en l’occurrence, à ses engagements humains.
La fédération Etorkinekin Diakité, qui aimerait tant ne pas avoir à exister, ne peut se résoudre à abandonner ces laissés-pour-compte. À quel point peut-on se déshumaniser ? Dans le refus de descendre jusqu’à ce point, des hébergeurs font groupe autour d’Etorkinekin Diakité. Vous pouvez vous informer ou les rejoindre en contactant la fédération : 06 70 30 59 47 ou via notre formulaire de contact.