Samedi 14 mars à 16 h, rendez-vous est donné sur le Carreau des Halles de Bayonne à tous ceux qui souhaitent dire non à la haine en répondant à l’appel de multiples associations et organisations pour former une chaîne humaine dans le cadre de la journée internationale contre le racisme et le fascisme. Rencontre avec l’une des co-organisatrices pour Etorkinekin Diakité, Judith Meyroune.

Judith est de celles qui s’engagent, les convictions chevillées au corps. Bénévole à la fédération Etorkinekin Diakité depuis deux ans, elle a décidé d’ajouter à ses nombreux combats celui d’aider les migrants qu’elle a vus arriver en masse dès 2018, place des Basques à Bayonne.
Au quotidien, cette jeune médecin généraliste intervient au sein du Centre de Lutte Anti-Tuberculeuse de Pau, soigne à la permanence d’accès aux soins de santé dédiée aux personnes en situation de précarité et parcourt le monde avec MSF dans des zones tendues. Elle fait également partie de la réserve sanitaire dans le cadre d’épidémies comme à Mayotte suite au cyclone dévastateur. Judith a donc opté pour une note moins professionnelle au sein de la fédération et intervient dans la Commission Action Publique qui participe à la mise en place d’actions de sensibilisation pour dénoncer les politiques migratoires mortifères. Elle est également l’une des bénévoles de la Commission Animation Concerts.
Judith se souvient de cette chaîne humaine organisée en 2025. Des centaines de personnes se donnant la main et entourant deux ponts de la Nive. « C’était un moment très fort. Il y avait des gens qu’on ne croise pas habituellement dans les manifestations, des familles, des enfants... Chacun était là pour se serrer les coudes, pour apporter une réponse non violente et de solidarité face à l’extrême droitisation de la société. On ressentait vraiment l’importance d’être là, d’être un maillon de cette chaîne et que l’engagement de chacun avait de la valeur. On faisait bloc ! Un an après, nous renouvelons l’appel et la situation est encore pire ! Aujourd’hui, on diabolise l’anti-fascisme... C’est fou ! La présence de tous est plus que nécessaire en cette veille d’élections municipales, car nous devons montrer et prouver que nous sommes nombreux à refuser la moindre concession à l’extrême droite ! ».
En tant que petite-fille de déporté résistant, Judith lisait chaque année le message commun des déportés lors de la journée nationale du souvenir des victimes de la déportation dans sa petite ville de Bourgogne. Elle se souvient de l’importance du devoir de mémoire pour affirmer : plus jamais ça ! Et vingt ans après, elle déplore : « On y est presque... »
Pour que le « presque » ne quitte pas cette fin de phrase, mobilisons-nous, montrons-leur l’humanité, celle que beaucoup ont perdu en route...
RDV samedi 14 mars, Carreau des Halles de Bayonne à 16h.